Alcoolémie

Alcoolémie
De nos jours, une tolérance zéro s'applique pour les jeunes conducteurs.

Avec le système du permis à points, chaque usager de la route est susceptible de perdre entre un et six points à chaque fois qu’il commet une infraction. Il existe un barème des infractions qui précise le nombre de points qui sera retiré du permis. Conduire en état d’ivresse augmente fortement le risque d’accident mortel, c’est pourquoi l’alcoolémie au volant est sévèrement sanctionnée. Les sanctions dépendent du taux d’alcool présent dans le sang. Le conducteur lui risque une perte de six points du permis, une amende et même à une peine d’emprisonnement, à cela peuvent également s’ajouter des peines complémentaires.

Le taux d’alcool autorisé

Chaque année, l’alcool tue près de 1000 personnes en France, ce qui en fait la première cause de mortalité sur la route. Pour enrayer ce fléau, les pouvoirs publics ont établi un seuil pour le taux d’alcool autorisé. En France, le taux légal d’alcoolémie autorisé est de 0,5 gramme par litre de sang soit 0,25 milligramme d’alcool par litre d’air expiré pour les conducteurs expérimentés, c’est-à-dire ceux qui possèdent le permis de conduire depuis plus de 3 ans. Ce seuil d’alcoolémie s’applique aussi aux accompagnateurs dans le cadre de la conduite accompagnée.

Depuis le 1er juillet 2015, pour les jeunes conducteurs titulaires d’un nouveau permis probatoire, le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,2 gramme par litre de sang soit 0,1 milligramme d’alcool par litre d’air expiré. Les conducteurs de transport en commun sont soumis aux mêmes seuils.

Notez que le refus d’obtempérer et de se soumettre à un test d’alcoolémie est puni par les mêmes sanctions qu’une personne qui conduit avec une alcoolémie supérieure à 0,8 gramme d’alcool dans le sang.

La conduite en état d’ivresse

L’alcool même en faible quantité affecte les capacités physiques et les réflexes du conducteur. Alcool et conduite sont incompatibles. Les effets de l’alcool se font ressentir dès le premier verre. Il a un effet euphorisant et diminue notamment la vigilance en allongeant le temps de réaction. Il provoque des troubles de la vision (éblouissement et rétrécissement du champ visuel) et rend difficile la synchronisation et la coordination des gestes.

La conduite en état d’ivresse peut être dépistée lors d’un contrôle d’alcoolémie aléatoire, à l’occasion de la constatation d’une infraction au code de la route ou encore suite à un accident de la route. Des appareils de mesures tels qu’un éthylotest, un alcootest ou un éthylomètre permettent d’évaluer l’alcoolémie d’une personne. Des analyses de sang peuvent également être imposées par les forces de l’ordre. Les sanctions encourues par le conducteur dépendront de la quantité d’alcool qu’il a absorbé et s’il a provoqué ou non un accident de la circulation avec dommage corporel ou blessures graves.

Les lois sur l’alcool au volant

Si au tout début des années 70, prendre le volant en état d’ébriété était considéré comme une circonstance atténuante en cas d'accident, le prévenu pouvait alors voir sa peine être allégée en cas de consommation de boissons alcoolisées. Heureusement de nos jours les choses ont changé, la conduite sous l'emprise d'un état alcoolique est au contraire vue comme une circonstance aggravante. Les politiques de prévention routière contre l’alcool au volant et les différents gouvernements qui se sont succédés ont progressivement durcit la réglementation relative à l’alcool en instaurant des lois sur l’alcool au volant. C’est le 1er octobre 1970 que les premiers seuils de taux d’alcoolémie ont été mis en place, ils étaient fixés à 0,8 gramme d’alcool par litre de sang. L’usager risquait alors une contravention. À partir de 1,2 gramme d’alcool par litre de sang, il commettait un délit.

Aujourd’hui les sanctions encourus par un conducteur qui prend le volant après avoir bu sont plus sévères notamment en cas de récidive. Selon le degré d’alcool, le contrevenant risque une perte de 6 points de permis et une amende plus ou moins importante.

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