Délit de grand excès de vitesse : ce qui change depuis le 29 décembre 2025
Depuis le 29 décembre 2025, la France a durcit fortement sa politique de sécurité routière : l’excès de vitesse de plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée n’est plus une simple contravention, mais désormais un délit. Cette réforme marque un tournant dans la lutte contre la violence routière et vise à renforcer la sécurité de tous les usagers de la route.
Grand excès de vitesse : une infraction désormais qualifiée de délit
Avant cette réforme, un premier excès de vitesse de plus de 50 km/h au-dessus de la limitation était considéré comme une contravention de 5e classe entrainant :
- Amende maximale de 1 500 €,
- Retrait de 6 points sur le permis,
- Peines complémentaires possibles : suspension du permis pour une durée de 3 ans au plus, l’interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur et l’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Désormais, ce comportement est qualifié de délit, dès le premier excès de vitesse de plus de 50km/h et plus seulement lorsqu’il est commis en état de récidive, avec des conséquences judiciaires bien plus sévères :
Les sanctions pénales principales :
Cette requalification s’inscrit dans l’application de la loi du 9 juillet 2025 portant création du délit d’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière, complétée par le décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 publié au Journal officiel.
Pourquoi le grand excès de vitesse devient un délit pénal ?
La volonté politique de lutter contre la violence routière
Le gouvernement et la délégation interministérielle à la sécurité routière expliquent que franchir une limite de vitesse avec un excès de plus de 50 km/h constitue un comportement particulièrement dangereux, qui multiplie les risques d’accident graves ou mortels.
En 2024, plus de 63 000 cas d’excès de vitesse supérieurs ou égaux à 50 km/h ont été relevés sur le territoire français — un chiffre en forte augmentation comparé aux années précédentes.
La requalification en délit répond aussi à une volonté politique d’envoyer un message fort : la violence routière n’est plus tolérée.
Le sanctions complémentaires possibles
Outre l’emprisonnement et l’amende, plusieurs sanctions complémentaires peuvent être prononcées par le juge :
- Annulation du permis de conduire, avec interdiction de solliciter un nouveau permis pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans.
- Confiscation du véhicule utilisé pour commettre l’infraction.
- Interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur jusqu’à 5 ans.
· Obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, à la charge du conducteur.
Un tournant pour la sécurité routière
La transformation du grand excès de vitesse en délit s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre les comportements les plus dangereux au volant. Elle s’ajoute à d’autres mesures prises ces dernières années pour réduire le nombre d’accidents et de victimes sur les routes françaises.
En savoir plus sur les excès de vitesse :
Pour connaitre la réglementation relative aux excès de vitesse, vous pouvez consulter :
- Combien de points de permis sont retirés pour un excès de vitesse
- L’excès de vitesse sans radar
- L’excès de vitesse commis par un jeune conducteur
- L’excès de vitesse en ville
- L’excès de vitesse inférieur à 10 km/h
- L’excès de vitesse inférieur à 20 km/h
- L’excès de vitesse entre 20 et 29 km/h
- L’excès de vitesse entre 30 et 39 km/h
- L’excès de vitesse entre 40 et 50 km/h
- L’excès de vitesse supérieur à 50 km/h
- L‘excès de vitesse sur autoroute
- Le radar de vitesse
- Le retrait de permis à cause d’un excès de vitesse





