Longtemps limités au simple contrôle de la vitesse sur les routes, les cinémomètres évoluent pour s’adapter aux nouveaux défis de la sécurité routière. Avec l’avancée technologique et l’intégration de l’intelligence artificielle (IA), ces dispositifs sont désormais capables de scanner l’habitacle et d’identifier d’autres comportements à risque. Cette année, le déploiement du nouveau radar 2025 sur le territoire permet de détecter trois infractions majeures supplémentaires : le non-port de la ceinture de sécurité, l’utilisation du téléphone portable au volant et le non-respect des distances de sécurité.
Les trois infractions ciblées par le nouveau radar 2025
Le non-port de la ceinture de sécurité
La ceinture de sécurité est un élément essentiel de la sécurité passive des véhicules. Malgré les campagnes de prévention, une proportion notable de conducteurs et de passagers néglige encore son utilisation. Les statistiques démontrent que près d’un quart des personnes tuées sur la route ne la portaient pas ou la portaient mal.
Pour inverser cette tendance, chaque nouveau radar 2025 est équipé de caméras intelligentes infrarouges capables de détecter si le conducteur ou le passager avant porte bien leur ceinture. Ces dispositifs analysent les images en temps réel. Une fois l’infraction confirmée par un agent assermenté au centre de traitement de Rennes, une amende forfaitaire de 135 € est adressée au titulaire de la carte grise, systématiquement accompagnée d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire.
L'utilisation du téléphone au volant
Manipuler son smartphone en conduisant multiplie par 3 le risque d’accident. Pour l’envoi ou la lecture d’un SMS, ce risque est même multiplié par 23, le conducteur quittant la route des yeux pendant de longues secondes. Pour lutter contre ce fléau, la nouvelle génération d’équipements routiers intègre des caméras haute définition dotées d’algorithmes permettant d’identifier si le conducteur tient un téléphone au volant.
La qualité des images permet une reconnaissance précise, rendant la contestation de l’infraction particulièrement difficile. Le contrevenant est passible d’une amende de 135 € et de la perte de 3 points. Depuis mai 2020, si le conducteur commet une autre infraction au Code de la route simultanément à l’usage du téléphone en main (comme un franchissement de ligne ou un excès de vitesse), il s’expose à une rétention immédiate et une suspension de son permis de conduire pour une durée maximale de 6 mois. Le port d’oreillettes ou d’écouteurs reste également strictement interdit en conduisant.
Le non-respect des distances de sécurité analysé par le nouveau radar 2025
Pour prévenir les collisions en chaîne, notamment en cas de freinage brusque, le maintien d’une distance de sécurité adaptée est indispensable. Cette distance de freinage évolue selon l’allure du véhicule. Sur l’autoroute, les bandes blanches latérales servent de repères visuels : le conducteur doit veiller à laisser au moins deux traits d’intervalle avec le véhicule qui le précède.
Pour contrôler cette exigence légale, le nouveau radar 2025 est doté de capteurs capables de mesurer l’espacement exact entre deux véhicules en temps réel. Il évalue le respect de l’intervalle de sécurité en tenant compte de la vitesse de déplacement et des conditions de circulation. En cas d’infraction avérée, le conducteur fautif encourt une contravention de 135 € et un retrait de 3 points sur son permis de conduire.
La démarche pour préserver son permis après une verbalisation
Perdre des points sur son permis de conduire peut arriver très vite, notamment avec la multiplication de ces équipements automatisés capables de sanctionner simultanément de multiples comportements à risque. Il est toutefois possible de consolider son droit de conduire de manière anticipée grâce à un stage de récupération de points.
Cette formation de sensibilisation à la sécurité routière, d’une durée de deux jours consécutifs, est dispensée par des centres agréés par la préfecture. Elle permet de récupérer jusqu’à 4 points de manière automatique dès le lendemain de la session. Cette démarche est accessible à tous les automobilistes, à la condition stricte de posséder un permis encore valide (non invalidé pour solde nul) au moment de l’inscription.
Animé par des professionnels de la sécurité routière, ce stage n’a pas vocation à sanctionner les participants, mais à les sensibiliser aux dangers quotidiens de la route. Le programme aborde une analyse approfondie des comportements à risque, l’étude des statistiques d’accidentalité, ainsi que des échanges constructifs sur la perception du danger au volant.





