Hypovigilance, fatigue et conduite

Fatigue au volant
La formation "hypovigilance, fatigue et conduite" permet d’étudier les facteurs qui favorisent l’état de fatigue au volant.

L’hypovigilance est un état intermédiaire entre la veille et le sommeil dans lequel les facultés d'observation et d'analyse sont très réduites. La fatigue est la diminution progressive de la vigilance physique et mentale qui conduit vers la somnolence et le sommeil. Ces deux facteurs du risque routier sont à l'origine de 30 % des accidents mortels sur autoroute.

Objectifs de la formation

  • Etre conscient qu'il est difficile de reconnaître sur soi les signes de fatigue
  • Avoir des notions de physiologie
  • Comprendre l'utilité des pauses dans l'activité de conduite
  • S'interroger sur ses pratiques de conduite
  • Savoir tenir compte de la fatigue
  • Avoir quelques notions relatives à la fatigue et à l'accidentologie générée

Déroulement de la formation

La formation "hypovigilance, fatigue et conduite" se déroule sur une journée, soit 7 heures de formation. La journée est animée par un intervenant formateur en sécurité routière et peut se dérouler dans ou hors de l'entreprise. L'intervenant aborde plusieurs thématiques : facteurs endogènes et exogènes, signes avant-coureurs, risques de la conduite sur autoroute et de nuit, accidentologie, précautions à prendre, installation dans le véhicule....

La fatigue au volant est responsable d’un accident sur trois sur autoroute, il faut donc la prendre très au sérieux. Au volant, quand la fatigue s’installe, votre corps vous envoie un certain nombre de signaux. Le bâillement en est un des plus connus, mais d’autres doivent vous alerter.

Les symptômes de la fatigue au volant

  • Le regard : vos yeux commencent à vous picoter et vous avez de plus en plus de mal à conserver un regard mobile, donc à vous concentrer sur votre conduite. De même, vous clignez des yeux et vos paupières s’alourdissent.
  • Le dos : des douleurs peuvent apparaître au niveau du dos. Nuque et épaules se raidissent et vous ressentez le besoin incessant de changer de position.
  • Les jambes : peu sollicitées, vos jambes s’engourdissent et cela accentue d’autant votre inconfort.

11 minutes : c'est le temps pendant lequel un conducteur a dormi au volant de sa voiture entre Paris et Nice ! Cela correspond à des phases de micro-sommeil cumulées. Certains facteurs favorisent voire aggravent votre fatigue. Mieux les connaître vous permet d’éviter d’accumuler les risques.

Les facteurs aggravants de la fatigue au volant

  • Le manque de sommeil : 1 conducteur sur 2 réduit son temps de sommeil au moment des départs en vacances. Ce manque de repos réduit votre concentration sur la route et accélère l’apparition des signes de fatigue. Une bonne nuit de sommeil avant de longs trajets reste incontournable.
  • Un repas trop riche : un repas trop lourd et/ou agrémenté d’un peu de vin entraîne une période de digestion propice à l’endormissement. C’est pour cela que le début de l’après-midi est une période à risque.
  • Aération/chauffage/clim : une mauvaise aération de l’habitacle peut aggraver votre état de fatigue. C’est également le cas d’un excès de chauffage ou de climatisation. Veillez toujours à n’avoir ni trop chaud ni trop froid.
  • Médicaments : certains médicaments sont peu recommandés voire incompatibles avec la conduite. Des pictogrammes (visibles sur l’emballage) vous renseignent rapidement. Dans tous les cas, reportez-vous toujours à la notice.

Les astuces contre la fatigue au volant

Les pauses font partie du trajet. Il est nécessaire de s’arrêter toutes les deux heures et plus si nécessaire, dès les premiers signes de fatigue. En effet, contrairement à la faim ou la soif, il est difficile de lutter contre le sommeil.

  • Tout le monde descend : Sur une aire de repos ou dans un lieu calme et protégé, descendez de votre véhicule. Ouvrez les portières pour bien aérer l’habitacle. Vous avez soif : buvez, de l’eau évidemment. Si vous avez faim, mangez léger et équilibré.
  • On se détend : Voilà quelques heures que vous êtes assis et concentré sur la route. Rien de tel que quelques mouvements pour détendre vos muscles engourdis.
  • Faites de l’exercice : marcher, en faisant au moins 2 fois le tour de son véhicule, ou se promener 5 minutes sur une aire de repos : respirer profondément plusieurs fois en inspirant par le nez et en expirant par la bouche.
  • Si rien n’y fait : Une pause détente peut ne pas suffire. Il n’y a pas de secret, pour repartir frais et dispo, le sommeil est parfois la seule solution. 10 minutes suffisent pour vous requinquer. Etendez votre siège, fermez les yeux, et relaxez-vous au maximum. Ne cherchez pas à dormir à tout prix, vous vous reposez, c’est l’essentiel ! De même, ne dormez pas plus de 15 minutes. Vous aurez du mal à vous réveiller d’une sieste trop longue. Si besoin, pensez à programmer un réveil.

Les fausses bonnes idées contre la fatigue au volant

  • "L’air frais revigore" : ouvrir votre fenêtre en grand n’aura qu’un effet passager et les signes de fatigue réapparaîtront très vite.
  • "Boire un café" : parmi les fausses bonnes idées, boire un café pour se réveiller est l’une des plus répandues. Mais il faut savoir que la caféine met un certain temps à être absorbée par l’organisme. L’effet n’est donc pas immédiat, et surtout de courte durée.
  • "Musique !" : pousser la chansonnette ou augmenter le son de l’autoradio pourrait vous déconcentrer de votre conduite. Vous n’obtiendrez qu’un bon mal de tête ! A éviter, donc.
  • "Fumer" : non seulement vous gênez vos gestes au volant, mais en plus la fumée réduit la quantité d’oxygène disponible dans l’habitacle. Or le manque d’air favorise l’apparition de la fatigue.

Si aucun texte ne désigne précisément la fatigue au volant, une sanction peut toutefois être prononcée sur la base de l’article R412-6 du Code de la Route :

"Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Le non-respect de ce principe est sanctionné d’une amende de 35€."

L'impact sur la conduite 

La somnolence multiplie

  • par 2,7 le risque d'accident pour un sommeil de 5 heures sur une période de 24 heures
  • par 5,6 le risque d'accident lors de la circulation la nuit entre 2 et 5 heures du matin

17 heures de veille produit les mêmes effets qu'une alcoolémie de 0,50 gramme par litre de sang.

24 heures de veille produit les mêmes effets qu'une alcoolémie de 1 gramme par litre de sang.

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