Qu'est-ce qu'une voiture fantôme ?

La voiture fantôme n'est pas le seul fruit de l'imagination des créateurs de séries télévisées. Vous pouvez également la retrouver dans la vie de tous les jours. Pas de manière transparente comme vous pouvez l'imaginer mais bel et bien de manière réelle. Enfin, pour la majorité des automobilistes car selon les gens, la définition de la voiture fantôme change. Pour certains, cette voiture fait aussi référence aux jeux vidéo.

Voiture fantôme
La voiture fantôme n'est pas toujours une voiture autonome. C'est même le contraire !

Les différentes définitions de la voiture fantôme

Une voiture non utilisée

Il s'agit de la définition la plus commune. Une voiture est considérée comme "fantôme" lorsqu'elle n'a pas circulé pendant longtemps. Autoplus a mené une enquête sur le sujet. Sur les 55 millions de voitures que compteraient le parc automobile français, 15 millions ne circulent plus et ce, pour diverses raisons. Certains possèdent plusieurs modèles, dont des voitures de collection. D'autres vivent à l'étranger. De même, la voiture fantôme :

  • Est française (constructeurs automobiles = Renault, Peugeot, Citroën).
  • A 23 ans en moyenne, dont 2/3 des voitures ont plus de 20 ans.
  • Se trouve dans les zones rurales, seulement 20% sont en ville.
  • A 88 ch en moyenne, ce qui est peu par rapport à la norme.

Une voiture qui apparaît soudainement

C'est sans doute la définition la plus proche du sens étymologique du "fantôme". Ici, une voiture est dite "fantôme" pour décrire sa apparition soudaine. Ce terme est souvent employé dans les faits-divers, pour décrire un accident de la route entre un automobiliste et un autre usager de la route (motard, camion, scooter, cycliste, piéton). Si la plupart des accidents sont sans conséquences importances, juste une collision entre deux véhicules par exemple, parfois la voiture fantôme provoque des accidents dramatiques, blessant grièvement aussi bien le conducteur du véhicule que le passager.

Fort heureusement, elle est également mentionnée à de nombreuses reprises de manière plus légère, dans la rubrique "insolite". En effet, il n'est plus rare de voir une conductrice mettre en ligne la vidéo filmée avec leur dashcam embarquée d'une voiture fantôme, arrivant à contresens ou à une intersection et/ou évitant la collision frontale de peu, aussi bien en ville que sur autoroute. Les vidéos de courses-poursuite aux États-Unis impliquant un véhicule de police et un chauffeur interpellé en fuite sont sans doute les vidéos les plus nombreuses sur le sujet.

Dans cette course-poursuite, le chauffard roulait à vive allure pour échapper à la brigade de la polie, faisant parfois demi-tour Il circulait en voiture dans le bon sens de circulation mais sans toutefois provoquer un accident, mortel ou non. À la fin, il y parvient de manière étrange, quasi surnaturel puisqu'à un moment il décide de tourner à gauche pour s'enfuir. Quand la voiture de police à sa poursuite veut en faire de même, elle se retrouve face à un grillage. Seule une voiture fantôme aurait pu passer ?

Une voiture virtuelle transparente

Si les deux premières définitions sont utilisées pour décrire la réalité, cette définition est employée dans un monde imaginaire et fictif propre au jeu vidéo. Dans les jeux de course, la voiture est soit le "fantôme" :

  • Du joueur lui-même. La course se faisant sur plusieurs tours, cela lui permettra de se situer par rapport à son temps précédent et s'il est en avance ou pas pour battre son record. Cette option peut être désactivée dans la plupart des jeux.
  • Des concurrents, en majorité d'autres joueurs. Cela est notamment mis en place dans TrackMania, permettant ainsi à la course de se dérouler dans les meilleures conditions et d'éviter une collision survenue de nulle part. Comme les conducteurs ne peuvent pas se percuter, le meilleur conducteur gagne, rendant alors la compétition plus juste.

De même et même si cela est plus rare, les voitures autonomes dirigées par l'intelligence artificielle du jeu sont également fantômes pour les mêmes raisons citées ci-dessus.

Le conducteur d'une voiture fantôme est-il un conducteur fantôme ?

La question a le mérite de se poser et il serait logique de répondre par l'affirmatif. Mais ce n'est pas le cas. Un conducteur fantôme n'est pas aussi la personne au volant d'un véhicule autonome de Ford, de Tesla ou de Uber. Ce terme est utilisé en Belgique pour décrire les conducteurs circulant en sens inverse.

Impliquer dans de nombreux accidents routiers ?

On ne compte plus le nombre de médias traitant de ce sujet. Selon les services de police belge, il y a entre 350 et 400 conducteurs fantômes chaque année sur les autoroutes belges. Ces derniers sont impliqués dans 0,4% des accidents de la route corporels mais les conséquences sont bien plus graves puisque la mortalité est plus importante. Ils représentent 3,7% des accidents mortels.

Le choc frontal entre les deux véhicules n'est pas seulement responsable du fort taux de décès de leurs occupants. D'autres facteurs aggravent la situation :

  • L'alcoolémie en cause dans 1 accident mortel sur 4
  • La consommation de stupéfiants et de médicaments
  • Une signalisation absente ou pas assez explicite

Rappel sur les règles de la sécurité routière

Outre leurs "caractères" mortels arrivant lorsque la voiture fantôme provoque un accident, rouler à contresens sur l'autoroute (mais également ailleurs) et ce, même sur la bande d'arrêt d'urgence est une infraction au code de la route, tout comme le non-paiement du péage. Toute personne devra alors régler une amende forfaitaire de 135 € et perdra 4 points sur son permis de conduire en cas de contrôle routier. S'il est impliqué dans un accident de la circulation, grave accident ou non, la sanction sera plus importante.