Afin de lutter efficacement contre l’insécurité routière, la France a mis en application le 1er juillet 1992 (Loi n 89-469 du 10 juillet 1989) le permis à points.
Deux objectifs principaux pour ce permis de conduire doté d’un capital de 12 points : renforcer durablement la responsabilisation des conducteurs et durcir les sanctions des conducteurs infractionnistes. Le permis à points fait régulièrement l’objet d’aménagements (voir les nouvelles dispositions 2007 à venir) visant à améliorer son action dans la lutte contre l’insécurité routière.
Le permis à points en chiffres :
> En 2002, on comptait 1,2 millions d’infractions traitées. En 2005, ce chiffre est passé à 3,6 millions
> Le nombre de points retirés en 2005 atteint les 7,4 millions, soit une hausse de 16% par rapport à 2004
> En 2005, une seule journée sur la route dénombrait en moyenne 6137 accidents dont 232 corporels, 296 blessés et 15 tués
> Bilan 2005 : la France se positionnait à la sixième position européenne après l’Irlande et l’Italie en terme d’insécurité routière (nombre de tués sur la route par millions d’habitants à 30 jours)
> Le non-port de la ceinture représente 9,6 % des tués. En 2005, et pour la première fois, ce taux est passé en dessous du seuil des 10 %
> Les grands excès de vitesse ont considérablement diminué depuis 2002. Ils ont, en effet, été divisés par cinq depuis cette date. C’est ainsi que, fin 2005, la proportion des dépassements de plus de 30 km/h est nettement plus faible que celle des dépassements de plus de 40 km/h trois ans plus tôt
> Le déploiement des radars automatisés est passé de 400 à la fin 2004 à 1000 au 31 décembre 2005
